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Partie G · Exigences de matière · Chapitre 22

Maximum et minimum de matière Maximum and least material requirements

Un trou plus grand que son minimum laisse de la place : son axe peut s’écarter davantage sans gêner le montage. Les exigences de matière écrivent ce lien entre la taille et la géométrie. Elles ne valent que pour une entité dimensionnelle.

Voir et manipuler :Animation · Localisation et M

Publié · version 1.0 · 17 octobre 2026. Validé par l’éditeur : 22 valeurs recalculées à chaque construction, liens et cohérence vérifiés. Pour une décision contractuelle, la règle se lit dans le texte de la norme.

Niveau de lecture

Identifiant ch22Version 1.0Publié le 17 octobre 2026Validation : éditeur

Étapes de la chaîne traitées par ce chapitre : Fonction, Plan 2D, Interprétation, Zone, CMM / MMT, Résultat, Décision.

Sur cette page

D’abord, l’entité dimensionnelle

Le maximum de matière n’a de sens que pour une entité dimensionnelle, feature of size : un élément qui possède une taille, donc des points opposés (chapitre 2). Un arbre, un pion, une languette sont des entités extérieures ; un trou, un alésage, une rainure, des entités intérieures.

Figure 22.1Maximum et minimum de matièreSchéma de principe, pas à l’échelle

Trou, maximum de matière

Trou au maximum de matièreTrou Ø10,0 : le plus petit trou, la pièce la plus lourde.Ø10,0le plus petit trou

Trou, minimum de matière

Trou au minimum de matièreTrou Ø10,1 : le plus grand trou.Ø10,1le plus grand trou

Pion, maximum de matière

Pion au maximum de matièrePion Ø9,6 : le plus gros pion.Ø9,6le plus gros pion

Pion, minimum de matière

Pion au minimum de matièrePion Ø9,5 : le plus petit pion.Ø9,5le plus petit pion

Légende : Matière

Figure 22.1. Le maximum de matière : l’état où la pièce pèse le plus lourd. Trou Ø10 +0,1/0, entité intérieure ; pion Ø9,6 0/−0,1, entité extérieure. Écarts de taille amplifiés.
Hypothèses et unités de la figure
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).
Taille au maximum et au minimum de matière.
TermeEntité extérieure : arbre, pion, languetteEntité intérieure : trou, alésage, rainure
Taille au maximum de matière, MMSLimite supérieure de tailleLimite inférieure de taille
Taille au minimum de matière, LMSLimite inférieure de tailleLimite supérieure de taille
Exigence normativeISO 2692:2021

Champ d’application. Les exigences du maximum de matière, du minimum de matière et de réciprocité ne peuvent s’appliquer qu’aux entités dimensionnelles linéaires de type cylindrique ou de type deux plans parallèles opposés. Pour les filetages, la norme ne définit aucune règle.

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N08) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

Trois lectures d’une même tolérance

Trois lectures d’une même tolérance.
ÉcritureNomCe que dit le planFonction protégée
Ø0,2ABCSans modificateurØ0,2, quelle que soit la taille de l’entitéCentrage, équilibrage, ajustement serré
Ø0,2 MABCExigence du maximum de matière, MMRØ0,2 quand l’entité est au maximum de matière ; davantage sinonMontage avec jeu : vis, pions, clavettes
Ø0,2 LABCExigence du minimum de matière, LMRØ0,2 quand l’entité est au minimum de matière ; davantage sinonParoi minimale, matière restante
Exigence normativeISO 2692:2021

Maximum de matière. L’exigence sert à maîtriser l’aptitude au montage d’une pièce. Minimum de matière. Elle sert, par exemple, à maîtriser l’épaisseur minimale d’une paroi. Dans les deux cas, la taille et la géométrie sont interdépendantes.

Réciprocité. Le symbole R, ajouté après M ou L, indique que la tolérance de taille peut grandir de la part de tolérance géométrique que la pièce n’a pas utilisée.

Champ d’application. Ces exigences ne s’appliquent qu’aux entités dimensionnelles linéaires de type cylindre ou deux plans parallèles opposés (fiche de l’édition 2021). Le minimum de matière se lit comme le maximum, transposé : les tailles restent entre les deux limites, et la surface ne franchit pas l’état virtuel au minimum de matière, qui se trouve dans la matière.

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N08) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

Différence ISO / ASMEASME Y14.5

Vocabulaire. MMC et LMC, maximum and least material condition, portent les mêmes symboles M et L. RFS, regardless of feature size, désigne la tolérance qui ne dépend pas de la taille : c’est le cas par défaut, sans symbole, par la règle n° 2. L’ancien symbole, un S cerclé, a disparu avec l’édition 1994.

Mots d’atelier. Bonus tolerance : la tolérance gagnée. Virtual condition : l’état virtuel, souvent traduit par condition virtuelle.

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N21) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

L’état virtuel

L’exigence du maximum de matière ne décrit pas une zone qui grandit. Elle fixe une frontière de forme parfaite, que la surface réelle ne doit pas franchir : l’état virtuel. Sa taille, la taille virtuelle, réunit la taille au maximum de matière et la tolérance géométrique.

Figure 22.2Visuel B · Plan 2DPlan simplifié

La plaque : un trou

PlaqueTrou Ø10 +0,1/0 à 30 de C et à 20 de B, cotes encadrées ; localisation Ø0,2 (M) A B C.3020BCØ10 +0,1/0Ø0,2 MABC123

La contre-pièce : un pion

Contre-piècePion Ø9,6 0/−0,1 à 30 de C et à 20 de B ; localisation Ø0,2 (M) A B C.3020BCØ9,6 0/−0,1Ø0,2 MABC123

Légende : MatièreRéférence

Figure 22.2. Les deux pièces de l’exemple : la plaque du chapitre 4 et la contre-pièce qui porte le pion. Référence A : la face par laquelle les deux pièces se touchent. B et C : les mêmes chants, alignés au montage. Les repères 1 à 3 sont expliqués ci-dessous.
Hypothèses et unités de la figure
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).
  1. 1Cote de taille : elle donne la taille au maximum et au minimum de matière.
  2. 2Ø0,2 M : localisation au maximum de matière. Le cadre est accolé à la cote : il désigne l’axe, mais la règle porte sur la surface.
  3. 3Cotes encadrées : la position théorique, à 30 de C et à 20 de B. L’état virtuel y est placé.
Taille virtuelle (mm).
Taille virtuelleSymboleEntité extérieureEntité intérieureDans l’exemple
Au maximum de matière, MMVSMMMS + tMMS − tPion : 9,6 + 0,2 = 9,8. Trou : 10,0 − 0,2 = 9,8
Au minimum de matière, LMVSLLMS − tLMS + tCalcul 5
Figure 22.3État virtuelSchéma de principe, pas à l’échelle

Trou au maximum de matière

Trou Ø10,0 décalé de Ø0,2La paroi touche l’état virtuel Ø9,8 sans y entrer.

Ø10,0 : écart permis Ø0,2. La paroi touche l’état virtuel sans y entrer.

Trou au minimum de matière

Trou Ø10,1 décalé de Ø0,3Trou plus grand : son axe peut s’écarter de Ø0,3 sans que la paroi entre dans l’état virtuel.

Ø10,1 : écart permis Ø0,3. Trou plus grand : son axe peut s’écarter davantage.

Trou de Ø10,0 décalé de Ø0,3

État virtuel franchiTrou Ø10,0 décalé de Ø0,3 : la paroi entre dans l’état virtuel ; la pige de Ø9,8 ne passerait pas.

L’état virtuel est franchi : la pige de Ø9,8 ne passerait pas. En rouge, la matière en trop.

Légende : Zone de toléranceÉlément réelNon conformeMatière

Figure 22.3. L’état virtuel du trou : un cylindre de Ø9,8, perpendiculaire à A, à la position théorique. La paroi du trou peut se trouver n’importe où autour de lui, jamais dedans. En bleu : l’état virtuel ; en pointillé : la zone permise à l’axe ; point orange : l’axe du trou.
Hypothèses et unités de la figure
Échelle
Rayon de l’état virtuel (4,9 mm) dessiné à 50 unités ; écarts de rayon et décalages amplifiés : 0,1 mm = 12 unités.
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).
Exigence normativeISO 2692:2021

Indication. Une tolérance suivie de M ou de L s’écrit sur un élément dérivé, axe ou plan médian ; les règles, elles, portent sur la surface de l’entité.

L’exigence du maximum de matière réunit quatre conditions indépendantes.

Règles A et B. Les tailles de l’élément tolérancé restent entre la taille au maximum de matière et la taille au minimum de matière, limites comprises.

Règle C. L’état virtuel de l’élément tolérancé ne doit pas être franchi par la surface extraite.

Règle D. Si la tolérance est d’orientation ou de position, l’état virtuel est en orientation ou en position théoriquement exacte par rapport aux références.

Les tailles visées par les règles A et B sont les tailles locales de l’entité ; les exemples de ce chapitre les mesurent entre deux points, taille par défaut d’ISO 14405-1 (chapitre 3).

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N08) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

Le bonus

Soit un trou de forme parfaite, de diamètre D, dont l’axe s’écarte de Ø p de sa position théorique. Sa paroi reste hors de l’état virtuel tant que D − p reste au moins égal à la taille virtuelle. Comme celle-ci vaut MMS − t, la condition devient : p ≤ t + (D − MMS). L’écart permis à l’axe est la tolérance du cadre, plus ce que le trou a de plus que sa taille au maximum de matière : ce supplément est le bonus.

Le bonus : écart permis selon le diamètre du trou (mm), recalculé.
Diamètre du trou, D10,0010,0210,0510,0810,10
Bonus = D − MMS0,000,020,050,080,10
Écart permis : t + bonusØ0,20Ø0,22Ø0,25Ø0,28Ø0,30
Attention

Une lecture, pas la règle. Le bonus suppose un trou de forme parfaite. La règle, c’est la frontière : une paroi déformée peut franchir l’état virtuel alors que son axe semble bien placé. Rubrique 22.6.

Exigence normativeISO 2692:2021

Tolérance nulle. Une tolérance géométrique de valeur 0, suivie de M ou de L, peut être employée pour éviter de déclarer non conformes des pièces qui se montent, ou dont la paroi est suffisante.

Indication directe. L’édition 2021 permet aussi d’écrire la taille virtuelle elle-même, entre crochets, dans le cadre.

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N08) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

Figure 22.4Diagramme de toléranceSchéma de principe, pas à l’échelle
Diagramme de toléranceÉcart permis en fonction du diamètre du trou : Ø0,2 plus le bonus entre 10,0 et 10,1 ; avec la tolérance nulle Ø9,8 +0,3/0, la zone part de 9,8. Calcul 2 et calcul 3 sont dans leur zone.0,00,10,20,39,809,9010,0010,10Diamètre du trou (mm)Écart de localisation permis, Ø (mm)23Ø0,2toujoursLimite : écart permis = diamètre − 9,8● 2 · Calcul 2 : Ø10,060, écart Ø0,240.Accepté grâce au bonus.● 3 · Calcul 3 : Ø9,900, écart Ø0,080.Refusé par la première écriture seulement.Ø10 +0,1/0, Ø0,2 (M) : Ø0,2 + bonusØ9,8 +0,3/0, Ø0 (M) : tolérance nulle

Légende : Zone de tolérance

Figure 22.4. L’écart de localisation permis, selon le diamètre du trou. En bleu foncé, la première écriture (Ø10 +0,1/0, Ø0,2 M) ; en bleu clair, la zone ouverte par la tolérance nulle (Ø9,8 +0,3/0, Ø0 M). La limite oblique est la même pour les deux : seule change la plage de tailles admise.
Hypothèses et unités de la figure
Calcul
Écart permis = t + (D − MMS) (fonction permis, testée).
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).

Exemples numériques

Cinq calculs, présentés de la même façon. Les incertitudes ne sont pas reprises ici : elles portent à la fois sur la taille et sur la position, et entrent dans la décision comme au chapitre 28.

Calcul 1 · Taille virtuelle du trou

Données

Trou Ø10 +0,1/0. Localisation Ø0,2 M.

Formule

MMVS = MMS − t

Substitution

10,0 − 0,2

Résultat

Ø9,8

Aucun point de la paroi n’entre dans un cylindre de Ø9,8 placé à la position théorique.

Calcul 2 · Trou mesuré : bonus et décision

Données

D = 10,060, plus grand cylindre inscrit. Axe : ΔX = 0,096, ΔY = −0,072.

Formule

p = 2 × √(ΔX² + ΔY²) ; permis = t + (D − MMS)

Substitution

2 × √(0,096² + 0,072²) = 0,240 ; 0,2 + (10,060 − 10,000) = 0,260

Résultat

0,240 ≤ 0,260

Conforme, grâce à un bonus de 0,060. Sans M, 0,240 > 0,2 : la pièce serait refusée alors qu’elle se monte.

Calcul 3 · Tolérance nulle au maximum de matière

Données

Le même besoin, écrit Ø9,8 +0,3/0 avec Ø0 M. Trou de 9,900, écart Ø0,080.

Formule

MMVS = MMS − 0 ; permis = D − MMS

Substitution

9,8 − 0 = 9,8 ; 9,900 − 9,800 = 0,100

Résultat

0,080 ≤ 0,100

Conforme. La première écriture refusait ce trou, plus petit que 10,000, alors que la pige de Ø9,8 y passe.

Calcul 4 · Le pion de la contre-pièce

Données

Pion Ø9,6 0/−0,1. Localisation Ø0,2 M. Mesuré : d = 9,530.

Formule

MMVS = MMS + t ; permis = t + (MMS − d)

Substitution

9,6 + 0,2 = 9,8 ; 0,2 + (9,600 − 9,530) = 0,270

Résultat

Ø9,8 ; Ø0,270 permis

Même taille virtuelle que le trou. Le pion reste dans ce cylindre, le trou reste dehors : le montage est garanti.

Figure 22.5Montage au pireSchéma de principe, pas à l’échelle
Montage au pireTrou Ø10,0 décalé de Ø0,2 vers la gauche, pion Ø9,6 décalé de Ø0,2 vers la droite : ils se touchent sans se gêner ; les deux états virtuels coïncident, Ø9,8 à la position théorique.contact : jeu nulLe trou : Ø10,0, décalé de Ø0,2 vers la gauche.Il ne mord jamais dans le cercle de Ø9,8.Le pion : Ø9,6, décalé de Ø0,2 vers la droite.Il ne sort jamais du cercle de Ø9,8.Les deux états virtuels : même taille, Ø9,8,et même place, la position théorique.9,6 + 0,2 = 9,8 = 10,0 − 0,2 : le montage est garanti

Légende : Zone de toléranceÉlément réelMatière

Figure 22.5. Au maximum de matière et décalées au maximum en sens opposés, les deux pièces se touchent sans se gêner. Ce qui reste dedans entre toujours dans ce qui reste dehors.
Hypothèses et unités de la figure
Échelle
Diamètres : 1 mm = 12 unités ; décalages amplifiés dix fois.
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).

Calcul 5 · Minimum de matière : paroi garantie

Données

Patte : trou Ø6 +0,1/0, à 5 du chant B. Localisation Ø0,2 L.

Formule

LMVS = LMS + t ; paroi mini = 5 − LMVS ÷ 2

Substitution

6,1 + 0,2 = 6,3 ; 5 − 6,3 ÷ 2 = 1,85

Résultat

1,85 mm

Quel que soit le trou, la paroi ne descend pas sous 1,85. Un trou plus petit peut s’écarter davantage : Ø0,3 à 6,0. Avec M à la place de L, elle pourrait descendre à 1,80 : le bonus irait au plus grand trou, là où il reste le moins de matière.

Figure 22.6Minimum de matièreSchéma de principe, pas à l’échelle

Trou au minimum de matière : Ø6,1

Trou Ø6,1 décalé de Ø0,2Le trou touche le cercle de Ø6,3 ; paroi 5 − 3,05 − 0,10 = 1,85.B51,85

Décalé de Ø0,2 vers le chant : il touche le cercle de Ø6,3. Paroi : 5 − 3,05 − 0,10 = 1,85.

Trou au maximum de matière : Ø6,0

Trou Ø6,0 décalé de Ø0,3Le trou touche le cercle de Ø6,3 ; paroi 5 − 3,00 − 0,15 = 1,85.B51,85

Décalé de Ø0,3 vers le chant : il touche le cercle de Ø6,3. Paroi : 5 − 3,00 − 0,15 = 1,85.

Légende : Zone de toléranceRéférenceMatière

Figure 22.6. L’état virtuel au minimum de matière, Ø6,3, est un cercle dont le trou ne sort jamais. Sans modificateur, la paroi serait la même, mais le trou de 6,0 n’aurait droit qu’à Ø0,2. Écarts amplifiés.
Hypothèses et unités de la figure
Échelle
Diamètres : 1 mm = 14 unités ; décalages amplifiés cinq fois.
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).

Contrôler une exigence de matière

approfondi
Contrôler une exigence de matière.
MéthodePrincipeCe qu’elle vérifieLimite principale
Calibre fonctionnelPige ou bague à la taille virtuelle, placée par rapport aux référencesL’état virtuel, d’un seul gesteAucune valeur ; un calibre par modèle de pièce
Tampon, micromètreEntre, n’entre pas ; taille entre deux pointsLes tailles : règles A et BRien sur la position
MMT, méthode de l’axeÉcart de l’axe, comparé à t + bonusLa position d’une entité de bonne formeDépend du diamètre retenu pour le bonus
MMT, méthode de la surfaceCylindre placé à la position théorique, le plus grand pour un trou, le plus petit pour un arbre, comparé à la taille virtuelleL’état virtuel, comme le calibreDes points sur toute la paroi
Figure 22.7Calibre fonctionnelSchéma de principe, pas à l’échelle

Le calibre, vu de dessus

Calibre vu de dessusSemelle A, deux butées B, une butée C ; pige de Ø9,8 à la position théorique ; la pièce posée en tirets.Pige Ø9,8 :taille virtuelle,position théoriqueSemelle : A. Deux butées : B. Une butée : C.En tirets : la pièce posée. Aucune valeur : un verdict.

En coupe : la pièce descend sur la pige

Calibre en coupeLa plaque descend sur la pige de Ø9,8 et se pose sur la semelle : l’état virtuel est respecté.Ø9,8Semelle : plan AbutéeLa pièce se pose : l’état virtuel est respecté.

Légende : MatièreRéférence

Figure 22.7. Le calibre de la plaque matérialise l’état virtuel : une pige de Ø9,8 à la position théorique. Il ne contrôle pas les tailles : elles se vérifient à part.
Hypothèses et unités de la figure
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).

Sur la machine, l’exemple qui suit montre pourquoi le diamètre compte. Le trou a quatre lobes : défaut de forme 0,050. Entre deux points opposés, il mesure 10,06 partout : ses tailles sont bonnes. Son axe est à Ø0,240 de la position théorique, comme au calcul 2, et la paroi rentre de 0,025 du côté de celle-ci.

Figure 22.8Visuel C · Contrôle MMTSchéma de principe, pas à l’échelle

Méthode de l’axe : écart du centre, bonus

Méthode de l’axeAxe du trou à Ø0,240 ; t + bonus vaut Ø0,210 avec le cercle inscrit, Ø0,260 avec les moindres carrés.axe du trou : Ø0,240Ø0,210 : t + bonus du cercle inscritØ0,260 : t + bonus des moindres carrésCercle inscrit Ø10,010 : 0,240 > 0,210. Refusé.Moindres carrés Ø10,060 : 0,240 ≤ 0,260.Accepté à tort : ce diamètre surestime le bonus.

Méthode de la surface : le calibre virtuel

Méthode de la surfaceDouze points de la paroi ; le plus proche de l’axe théorique est à 4,885 : il entre dans l’état virtuel de rayon 4,900.état virtuel : rayon 4,900paroi à 4,885 de l’axe théorique2 × 4,885 = Ø9,770 < 9,8. Refusé.La pige de Ø9,8 ne passerait pas :c’est ce verdict qui fait foi.

Légende : Zone de toléranceÉlément réelPalpageNon conforme

Figure 22.8. Le même trou, deux méthodes. À gauche, le verdict dépend du diamètre retenu pour le bonus. À droite, la paroi est comparée à l’état virtuel : un point y entre.
Hypothèses et unités de la figure
Échelle
À gauche : écarts de position, 1 mm = 300 unités. À droite : rayons comptés depuis 4,8 mm, 1 mm = 200 unités (écarts amplifiés).
Calcul
Distances recalculées à partir des rayons publiés et du décalage du centre (Ø0,240).
Statut
Graphique : redessiné. Technique : validé (v1.0).
Le trou à quatre lobes : rayons depuis son centre et distances à l’axe théorique (mm), tous les 30°, recalculées. Valeurs publiées : 4,927 à 150° et 210°, 4,997 à 240° et 5,135 à 330°, soit 0,001 de plus, effet d’arrondi.
Point123456789101112
Rayon depuis le centre du trou5,0555,0305,0055,0305,0555,0305,0055,0305,0555,0305,0055,030
Distance à l’axe théorique5,1755,1345,0665,0314,9964,9264,8854,9264,9965,0315,0665,134
Diamètresmoindres carrés Ø10,060 : bonus 0,060 ; plus grand cercle inscrit Ø10,010 : bonus 0,010
Surfacela plus petite distance : 4,885 ; 2 × 4,885 = Ø9,770 < 9,8 : état virtuel franchi de 0,030
Différence ISO / ASMEASME Y14.5

La localisation au maximum de matière y reçoit deux lectures : par l’axe, avec une zone qui grandit, et par la surface, avec une frontière à ne pas franchir. Si elles se contredisent, c’est la lecture par la surface qui l’emporte.

Rapporté d’après les sources publiques de la norme (registre N21) ; en cas de litige, le texte officiel fait foi.

Recommandation MMTStratégie de mesure conseillée, non normative

Quatre règles, quel que soit le logiciel.

  • Les tailles d’abord. Elles se vérifient à part, aux deux limites, comme toute cote de taille (chapitre 3).
  • Le diamètre du bonus. Celui de la pige qui entre vraiment : plus grand cylindre inscrit pour un trou, plus petit cylindre circonscrit pour un arbre. Jamais celui des moindres carrés, qui exagère le bonus dès que la forme est mauvaise.
  • La surface en cas de doute. Pour un trou, le plus grand cylindre placé à la position théorique, dans le repère des références, doit atteindre la taille virtuelle ; pour un arbre, le plus petit ne doit pas la dépasser.
  • Le rapport. Méthode, diamètre retenu, bonus et tolérance totale y figurent.

Erreurs fréquentes

Erreurs fréquentes et correction.
ErreurPourquoi c’est incorrectCorrection
Accorder un bonus sans symbole M ni LSans modificateur, la tolérance ne dépend pas de la tailleLire le cadre : pas de symbole, pas de bonus
Calculer le bonus avec le diamètre des moindres carrésCe diamètre dépasse celui de la pige qui entre vraimentCylindre inscrit pour un trou, circonscrit pour un arbre
Appliquer M à une face ou à un entraxePas d’entité dimensionnelle : pas de maximum de matièreCylindres et couples de plans parallèles opposés seulement
Croire que M dispense de contrôler la tailleLes règles A et B restent : un trou hors taille est refuséVérifier les tailles avant la position
Prendre L pour ML’un protège le montage, l’autre la paroi : le bonus va en sens inverseLire le symbole ; recalculer la taille virtuelle
Passer la pièce au calibre, puis ajouter un bonusLe calibre contient déjà le bonusUne seule méthode par exigence
À retenir
  • Maximum de matière : le plus petit trou, le plus gros pion. Seules les entités dimensionnelles en ont un.
  • M fixe une frontière, l’état virtuel : MMS + t pour un arbre, MMS − t pour un trou.
  • Le bonus est l’écart entre la taille réelle et la taille au maximum de matière. Il suppose une forme parfaite.
  • Trou et pion de même taille virtuelle : le montage est garanti.
  • L protège une paroi ; sa taille virtuelle se calcule dans l’autre sens.
  • Sur MMT : cylindre inscrit ou circonscrit pour le bonus ; en cas de doute, la surface contre l’état virtuel.
Remarque

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